12/12/2011

Genève internationale

Elle va porter à l’écran les écoles du bout du monde

La productrice Dominique Cantien veut défendre les objectifs du millénaire pour l’éducation

Dans la profession, son nom est une référence. Dominique Cantien a produit des centaines d’émissions pour la télévision parmi lesquelles Ushuaïa . Son métier de productrice l’a conduite à faire plusieurs fois le tour du monde. Aujourd’hui, elle s’emploie à mettre son expérience au service de l’ONU. Son jardin secret, ce sont les enfants. Ses multiples voyages l’ont convaincue qu’il n’était pas possible de rester les bras croisés. Elle a adopté un petit Cambodgien et s’est engagée dans différents projets en faveur de l’enfance.

Il y a un an, l’ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet, a été nommée à la tête de l’ONU Femmes par Ban Ki-moon. Elle a reçu pour mission de défendre dans le monde entier les intérêts des femmes et des jeunes filles. Un combat auquel Dominique Cantien s’est identifiée. Ex-compagne de Philippe Douste-Blazy, ministre français des Affaires étrangères entre 2005 et 2007, elle a déjà eu l’occasion de plaider la cause des enfants auprès de chefs d’Etat et de ministres.

L’accès à un cycle d’enseignement primaire pour toutes les petites filles et tous les petits garçons dans le monde figure parmi les objectifs du millénaire de l’ONU. Sera-t-il atteint en 2015 comme promis? Dominique Cantien ne veut pas attendre de le savoir pour aller promener ses caméras. A Paris, elle a travaillé avec Lionel Baert à la préparation d’une série de documentaires de 52 minutes sur le thème des Ecoles du bout du monde. La réalisation a été confiée à Xavier Lefebvre.

«Je voulais montrer à quel point il est parfois difficile d’apprendre à certains endroits de cette planète», explique la productrice. Ce qui touche le plus Dominique Cantien, c’est le sort des petites filles. Beaucoup sont privées de scolarisation. Or, explique-t-elle, «on sait qu’une fillette qui n’a pas reçu d’éducation a 80% de risques supplémentaires de subir un mariage forcé, d’être exploitée sexuellement ou de subir des violences».

La productrice prévoit de tourner au Cambodge, en Guinée, au Pakistan, au Brésil, en Tanzanie, au Niger, en Australie… Ce qu’elle veut proposer au téléspectateur, c’est «un voyage initiatique au cœur des écoles du bout du monde», qu’il s’agisse d’écoles «officielles», «confessionnelles», «alternatives» ou «rudimentaires»; une rencontre avec les écoliers et leurs maîtres.

Dominique Cantien a déjà noué des partenariats et des contacts avec TV5 Monde, Orange, EDF. Aujourd’hui, c’est vers Genève, l’ONU, ses organisations internationales et les ONG qu’elle affirme vouloir se tourner pour puiser de nouveaux sujets de documentaires. «Là, nous allons parler des écoles dans le monde, mais il y a plein d’autres choses à mettre en images dans le domaine de l’action humanitaire et de l’aide au développement. Je pense que la télévision peut être utile», explique-t-elle.